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Épisodes d’un gars en marchette

Comme vous le savez pour la plupart d’entres-vous, j’ai été opéré d’urgence la semaine passée pour une fracture à la hanche. Après cinq bonnes journées à l’hôpital, j’ai eu mon congé et on me lançait moi et ma marchette dans le monde du réel. Je pensais que j’étais mal à l’hosto; entendre Mme Garyépie hurler qu’elle veut voir des gardes « tout de suite », manger du poulet sec, uriner dans un petit pot, me faire piquer par des seringues trois fois par jour et j’en passe.

J’étais bien au fond.

J’étais sur la morphine ben raide.

Tout d’abord, faut savoir que j’étais incapable de faire un seul pas vers l’avant. Faut savoir aussi que pour entrer dans mon domicile j’ai 10 marches extérieures et 14 marches intérieures, pour les moins futés, c’est 24 marches ça.

24 MARCHES.

C’est assis, une par une, à la pluie battante que j’ai monté, une à une les marches avec mon ami Jo. En douleur, en sueur et en me faisant des triceps, j’ai réussi à m’installer sur ce qui deviendra mon havre de paix: le divan gris. Je me disais que c’était pas si pire, j’allais jouer à des jeux vidéos assis, que ma blonde allait me faire à manger, et que bientôt, j’allais marcher. C’était sous estimé la douleur, à l’hôpital, pour être certain que les patients se plaignent pas trop, il te donne 5,5 comprimés de morphine aux trois heures. À la maison, on te dit d’en prendre deux au six heures, c’est facilement deux fois moins d’antidouleur. Enfin, c’est surtout la nuit que la douleur dérange. Ma première à la maison, je croyais m’enligner pour une bonne nuit de sommeil, enfin dans mon lit. La jambe s’est vite empressée de me dire que j’étais un beau cave.

Après quelques heures à méditer, je finis par m’endormir, quand soudainement:

-« hey salut »
– « ah non, pas toué »
– « come on dude, c’est moi, ton gros colon, je veux juste te dire que je suis rempli de caca et que je te laisse 52 secondes pour te rendre à ta toilette adaptée »
– « ah ben je suis littéralement dans la merde.

Ça me prend exactement 34 secondes me lever, agripper ma marchette et partir à la vitesse d’un escargot.

46 secondes et j’arrive dans le cadrage de porte, je vois ce trône qui m’appelle.

– « hey c’était une joke, je te donnais 46 secondes pas 52 ».

Holy shit.

Oui, big time dans mes boxers.

Je me sentais comme Cercei Lannister dans son walk of shame, mais moi j’étais pas nu, je portais des boxers remplis de bouze.

J’étais bien à l’hôpital.

Oh dear.

PS: 5 jours plus tard, je suis rendu en béquille et je me déplace assez bien.

(1 commentaire)

  1. Bravo, c’est la bonne méthode que d’en rire. Continue d’écrire tu nous fait du bien. Oui les bobos de la vie sont parfois de durs moments à passer, mais si on s’est danser sous la pluie, tout devient plus supportable. 🙂

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